Un autre mode de fixation a été envisagé pour ces chars, il s' agit de la barre de traction qui elle passe sous la gorge des animaux.
La simplicité de la construction et la vitesse qui se dégage des différentes scènes laissent penser que ces engins étaient très légers.

Une question vient à l'esprit: "a quoi pouvait servir un char dans un Sahara déjà désertique?". Les expérimentations ont montré que ce type de véhicule est bien plus solide qu'on ne l' imagine et résiste parfaitement aux chocs de roulage.
Par ailleurs le char et le cheval étant des signes de prestige, ces images ne représentent peut être non pas des scènes réelles mais l' idée du héros chassant ou combattant. Cependant les compositions des scènes de chars "au galop volant" sont rarement belliqueuse. On peut donc difficilement évoquer la nature guerrière de leur utilisation.
Il est par contre possible que ces chars étaient destinés à la course. En effet ces engins réduits aux organes essentiels, sans protection et visiblement très légers, souvent reproduits lancés à toute vitesse évoque irrésistiblement la course.
Ces chars légers auraient pu servir pour le dressage des chevaux. Selon Jean Spruytte les Caballins ont peut être mis au point le plus vieux "manuel de dressage".
Certaines images correspondent plutôt à des chariots attelés à des boeufs. Les Caballins sont en partie nomades, ils ont besoins d' engins de transport pour les hommes et le matériel.
Une autre hypothèse défendue par A. Muzzolini notamment, est que les chars au galop volant de la Tassili, qui semblent être des engins de compétition, aient un lien de parenté avec la cité grecque de Cyrène, cité connue dans l' antiquité pour ses courses de chars.
Les Caballins ont pu aussi emprunter des éléments de technologie et réaliser un engin approprié à leurs besoins.
La représentation typique des chars dans les peintures caballines du Tassili est celle dite des "chars au galop volant", tirés par des chevaux.
On observe généralement deux chevaux (bige), quelques fois trois (trige) ou quatre (quadrige), attelés à un ou deux timons. La plate forme se situe en avant de l' essieu.
Sur la plate forme se tient le conducteur (l'aurige), le plus souvent seul. C' est toujours un personnage avec une tête en forme de bâtonnet.
Quelques peintures montrent cependant plusieurs passagers, comme cette peinture de Tin Aboteka où le conducteur est accompagné d' une femme et évoquent alors des scènes de chasse ou de prestige.
Les auriges sont rarement armés, les javelots sont fixés à la structur